L'ancienne candidate socialiste à la présidentielle pense que "les salariés doivent forcer le barrage de l'injustice absolue: ce discours dominant qui demande aux salariés de subir, et de disparaître en se taisant, d'être licenciés sans faire d'histoire ni de bruit".
"Je pense le contraire: depuis qu'ils sont médiatisés, les salariés d'Heuliez (NDLR: l'équipementier automobile) progressent, on ne peut plus les dénigrer. Ce qu'on appelle la révolte, c'est une réaction contre la violence qui s'exerce contre les salariés et contre le pays", poursuit la présidente PS de la région Poitou-Charentes.
Pour Ségolène Royal, "les pouvoirs publics sont trop souvent sourds et aveugles, hermétiques à ce que disent les salariés". "Ni à Gandrange (NDLR: l'usine Arcelor-Mittal) ni chez Heuliez, l'Etat n'a accepté de prendre en compte les solutions des syndicats... Les gens en pleurent", déplore-t-elle. AP
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