mercredi 10 septembre 2008

Ségolène Royal Présidente en 2012

Ce blog soutient la candidature de Ségolène Royal à la Présidentielle de 2012.

Ségolène Royal était invitée de France Info, à propos de la réunion du G20.

Ecouter l'interview sur le lien ci-dessous

http://www.desirsdavenir.org/segolene-royal/les-actualites/il-est-temps-deteindre-lincendie/02-04-2009

Arnaud Fage – Source : France info


Ségolène Royal dans Charente libre



A un an des prochaines élections régionales, Ségolène Royal revendique son statut national mais aussi, plus que jamais, son action en Poitou-Charentes


Elle est au front pour sauver Heuliez à Cerizay. Elle part en Afrique demain. Elle inaugurait une installation photovoltaïque à Ligugé lundi. Elle espère que le G20 cassera les paradis fiscaux. Elle promet de venir à Saint-Amant-de-Boixe après avoir annulé sa venue vendredi dernier. Ségolène Royal a un agenda chargé, celui de présidente en exercice de la Région et d'ancienne candidate à la présidentielle. Toujours très présente dans les médias nationaux, elle se rend à nouveau disponible, à un an des élections régionales, pour la presse de Poitou-Charentes. Entouré de Jean-Luc Fulachier, son directeur général, et de Jean-François Macaire, vice-président en charge de l'économie, elle refuse le mot bilan pour commenter son action. «Trop tôt.»

Martine Aubry passe à «Vivement dimanche» et s'y coiffe d'un chapeau de brousse! Vous l'avez conseillée en «peopolisation»?

Ségolène Royal. Bien sûr que non! Je veux bien répondre mais sur le principe, en déconnexion totale sur le cas de telle ou telle personne. Donc, cela montre que les esprits critiques doivent réfléchir avant de s'exprimer. Vous savez, la peopolisation on ne la souhaite pas. C'est une conséquence de la loi du marché dans les médias. La forme de communication change. Je pense qu'il faut simplement être soi-même en toutes circonstances. Les gens devinent l'authentique. Il faut leur faire confiance.

Le printemps de l'égalité célébré au Zénith à la mi-mars par la direction du PS a été un bide. Ce qui n'a pas dû vous faire pleurer?

S. R. Au lendemain de la fête de la fraternité que j'avais organisée en septembre au Zénith, et qui m'a valu d'être raillée tant et plus, j'avais dit que tout le monde le ferait. Nous y sommes. Des chansons dans un meeting politique, ce n'est pas nouveau. Tous les grands combats sociaux ont été célébrés par des chants. Enfin quoi, n'avons-nous pas besoin de partager de la ferveur?

Sincèrement, pensez-vous que le Parti socialiste a encore un avenir, du moins si son avenir est de rassembler la gauche française?

S. R. C'est à lui de le prouver. Il n'est pas en bon état. J'ai la conviction que des primaires ouvertes qui désigneraient le candidat unique de la gauche à la présidentielle régleraient pas mal de problèmes. Et selon le sondage de Libé [Libération d'avant-hier, NDLR], c'est un souhait des Français. Nous avons besoin d'un parti fort, qui donne envie. J'avoue que j'ai des doutes sur sa capacité quand je constate qu'une personnalité intelligente comme Jean-Pierre Mignard, le président de Désirs d'avenir, a été refoulée des instances du PS.

Désirs d'avenir, que vous avez réuni samedi dernier, c'est quoi? Un club de fans, un substitut au vieux Parti socialiste?

S. R. Rien de tout ça. C'est un lieu fraternel où il n'y a pas d'enjeu de désignation de pouvoir. C'est un lieu de réflexion, d'échanges, de mutualisation de services entre adhérents. C'est la France dans sa réalité, avec des vieux, des jeunes, des salariés, des chômeurs, des cadres, des ruraux, des urbains...

C'est une précieuse machine dans la perspective de 2012?

S. R. Je ne suis pas obsédée par la présidentielle. Il se trouve que je suis entendue, que les gens croient ce que je dis, que je fais exploser l'audimat quand je suis à la matinale d'Inter ou d'Europe 1, que c'est quasi l'émeute quand je dédicace au Salon du livre. Je suis une personnalité politique incontournable actuellement, c'est comme ça. J'ai un impact médiatique fort. J'ai donc une responsabilité, l'obligation de travailler et je revendique une grosse masse de travail. Désirs d'avenir est en ce sens un creuset formidable. Quand j'y invite Régis Debray pour commenter son dernier livre, «Moment fraternité», peut-on m'accorder le souci de la réflexion en profondeur?

Arnaud Fage – Source : Charente libre

Monsieur Lefebvre est Saint Glinglin

Communiqué de Delphine Batho, porte-parole de Ségolène Royal

Il faut remercier Monsieur Lefebvre dont les déclarations ont au moins le mérite d'exprimer à voix haute la pensée profonde de la droite qui gouverne la France.

Ainsi, selon lui, la défense des salariés d'Heuliez, d'Arcelor-Mittal et de Caterpillar sont "des causes désespérées".


On ne doutait pas que c'est ce que pensent les plus hautes autorités de l'Etat concernant Gandrange. Mais c'est nouveau concernant Heuliez, où Luc Chatel avait déclaré aux salariés "l'Etat ne vous laissera pas tomber quelque soit la situation", et Caterpillar puisque Nicolas Sarkozy affirmait jusqu'ici "je vais sauver le site".

Si Ségolène Royal est Sainte-Rita, Monsieur Lefebvre est donc le Saint-Glinglin qui renvoie à jamais la tenue des promesses faites aux salariés.


Il faut aussi rafraîchir la mémoire du porte-parole de l'UMP concernant l'entreprise Aubade, délocalisée de Saint-Savin en 2006 dans le seul but d'augmenter les profits des actionnaires au prix de nombreux licenciements : l'Etat, à l'époque, n'a même pas exigé de l'entreprise le remboursement des aides publiques qu'elle avait perçue au titre du soutien aux bas salaires. Quant à la Région Poitou-Charentes, c'est elle qui a pris en charge la plateforme de reconversion du Montmorillonnais et la cellule de soutien social avec pour résultat que 77% des salariés ont retrouvé un emploi.

Arnaud Fage – Source : Désirs d'avenir

"Le pays brûle"

Point presse de Ségolène Royal

Ségolène Royal a accusé Nicolas Sarkozy, président "coupé du peuple", de ne rien faire alors que "le pays brûle" à cause de la crise, prenant les exemples d'Heuliez, de Caterpillar et de Gandrange.

"Le pays brûle en bien des endroits. On n'attend pas pour éteindre l'incendie que toute la maison soit en flammes", a lancé la finaliste de l'élection présidentielle de 2007 lors d'un point presse.


Ségolène Royal a évoqué trois affaires au coeur de l'actualité sociale: la fermeture partielle de l'usine Arcelor-Mittal de Gandrange, les difficultés de l'équipementier automobile Heuliez, dans sa région, et le plan social chez Caterpillar à Grenoble.

Dans les trois cas, elle a dénoncé les "déclarations de dénigrement" du pouvoir, suivies de promesses de sauvetage. Autres points communs: "on n'écoute pas les projets alternatifs" et "les aides n'arrivent pas".


"Il y a une exploitation politicienne des affaires sociales avec des annonces pas suivies d'effets. Cela entraîne une désespérance sociale", a attaqué Mme Royal.

La socialiste a attribué ce "dysfonctionnement de l'Etat" au fait que Nicolas Sarkozy soit "coupé du peuple", prenant l'exemple de son déplacement mardi à Châtellerault, où elle n'a "pas été invitée", alors qu'elle souhaitait lui parler du dossier Heuliez. "Je n'ai jamais vu un président de la République se comporter de cette façon. En cette période de crise, on ne doit pas avoir un pouvoir qui s'adresse uniquement aux militants UMP", a-t-elle grondé.

Selon elle, Nicolas Sarkozy devrait "se remettre à l'écoute des Français", "changer de cap" et "intervenir plus massivement, avec le sens de l'urgence".


Ségolène Royal a fustigé l'attitude du gouvernement dans le dossier Heuliez, dont elle a fait un symbole de "l'écart entre le discours" du pouvoir et "la réalité". L'Etat n'a toujours pas fourni son aide de 10 millions d'euros à l'entreprise, menacée de se retrouver en cessation de paiement avec un millier de salariés sur le carreau. La région a promis cinq millions d'euros pour aider Heuliez à se reconvertir dans la voiture électrique.

La présidente de la région Poitou-Charentes a précisé qu'elle n'avait toujours pas rencontré la ministre de l'Economie Christine Lagarde, qui avait promis de la recevoir. "J'ai l'impression qu'il y a un veto présidentiel", a-t-elle glissé.

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